Paris Web 2018, le futur du web

Comme chaque année, JoliCode a assisté à Paris Web, cet événement majeur du Web qui a réuni cette année, plus de 400 participants, 49 orateurs et oratrices, 31 conférences et 16 ateliers répartis sur trois jours.

Notre équipe à Paris Web 2018

Cette année, nous avons également eu la chance de pouvoir présenter notre stand redirection.io animé par Joël, Quentin et Xavier.

Pour cette 13ème édition (et oui déjà !), nous avons dégagés trois grandes thématiques :

  1. L’UX
  2. L’accessibilité
  3. La technique (CSS, SVG, JavaScript, etc.)

Commençons dès maintenant par la partie UX :

Sébastien Desbenoit a entamé la première journée en nous présentant son métier d’UX Manager, qui, en 2018, reste encore flou pour une grande majorité de personnes.

Et oui, faire de l’UX en 2018, ça signifie quoi en fait ?

Pour Sébastien, les outils comme le planning poker, le « card sorting » sont certes importants, mais ne font pas tout. Il faut avant tout penser à l’Humain, l’écoute et la communication étant les facteurs les plus importants.

Nous avons également eu la chance d’assister à une conférence d’Amélie Boucher, une référence dans le domaine de l’UX, sur le sujet de l’UX du futur. Plus précisément sur l’avenir du Web, et des nouvelles manières d’interagir avec. Elle nous a parlé d’enceintes connectées (d’assistants vocaux en général), de chatbots, et un peu de machine learning.

Les assistants vocaux qui arrivent petit à petit dans nos maisons font « disparaître » la notion d’espace ; pour plusieurs actions quotidiennes comme allumer ou éteindre la lumière, nous n’aurons plus à nous déplacer mais uniquement à commander à la voix l’action que l’on veut faire.

Elle a nous surtout démontré que l’avenir n’est pas nécessairement au tout vocal et que les assistants vocaux sont utiles dans des situations particulières.

Les chatbots sont à la mode ces derniers mois, mais ceux-ci sont-ils réellement bien utilisés ? La plupart sont des formulaires déguisés en chatbots, ce qui améliore généralement le taux de conversion. En revanche certains chatbots sont conçus pour volontairement simuler un humain alors que c’est un robot derrière. Et ceci pose le problème suivant : l’utilisateur peut penser que c’est réellement un humain qui lui répond et ne s’attend donc pas à ce que le chatbot ne comprennent pas toutes ses questions.

Il y a donc encore beaucoup de travail de recherche et d’expérimentation avant que ces nouvelles interface homme-machine ne soient efficacement exploitables au quotidien.

Pour finir une conférence très « originale », L’UX du X de Quentin Bouissou. Derrière ce sujet tabou, Quentin nous a présenté des statistiques très intéressantes, et surtout comment cette industrie est précurseur dans le domaine de l’UX : Réalité augmentée, chat, objets connectés, etc.

Pour l’accessibilité nous avons sélectionnés deux conférences :

Celles d’Aurélien Lévy et d’Hugo Giraudel, deux acteurs majeurs dans ce domaine.

Aurélien Lévy est venu nous présenter les nouveautés des WCAG 2.1 à travers 12 nouveaux critères. Derrière ce nom barbare se cachent pourtant des règles logiques et simples à appliquer, parmi les plus importantes :

  • Ne pas imposer d’orientation y compris pour les applications mobiles ;
  • Laissez remplir automatiquement les champs de formulaire via l’attribut autocomplete ;
  • Laissez s’adapter la taille du contenant (polices fluides) ;
  • Contraster vos éléments graphiques (ratio 3.0.1) ;
  • Pouvoir contrôler tout élément interactif au clavier.

Hugo Giraudel, quand à lui nous a rappelé des règles de bon sens en écho à la conférence d’Aurélien Lévy :

  • Pas de survol critique ;
  • Possibilité de zoomer facilement ;
  • Utiliser une police claire.

Ces deux conférences nous ont rappelés que l’accessibilité doit être présente dès le début d’un projet et tout au long de celui-ci. Et que la plupart des critères découlent du bon sens et permettent à chacun de profiter pleinement de ce que le Web peut nous offrir !

Pour terminer, nous avons sélectionné deux conférences techniques particulièrement intéressantes :

La première, présentée par Corinne Schillinger et Jérémie Patonnier, concerne le SVG.

Quelques astuces méconnues nous sont présentées comme l’attribut preserveAspectRatio permettant comme son nom l’indique de garder un ratio cohérent comme la propriété CSS background-size: cover / contain.

Une autre technique intéressante est celle des sprites SVG. Il s’agit de la méthode 2.0 pour créer des sprites d’images vectorielles sans la contrainte de positionnement au pixel près bien connus des intégrateurs.

La deuxième conférence présentée par Gaël poupard sur la donnée graphique avec HTML et CSS.

Les solutions JavaScript actuelles nous proposent de mettre en forme des données graphiques qui sont la plupart du temps inaccessibles, non sémantiques et lourdes.

Gael reprend les bases du HTML en partant de simples tableaux de données ou de listes de définitions pour faire des mises en forme assez bluffantes en CSS natif.

A travers cette conférence, nous avons pu voir la puissance de CSS et des derniers standards (la fonction calc(), les custom properties, le display: grid, …).

Dans les conférences hors normes, nous avons particulièrement aimé celle de David Rousset sur les ordinateurs quantiques :

L’avènement de l’Intelligence Artificielle (IA) résulte d’une équation douteuse :

(Machine Learning + Deep Learning) x Big Data x Cloud x (CPU + GPU) = IA

🤔

Les recherches dans le domaine de l’informatique quantique résultent d’un ralentissement de la célèbre Loi de Moore, qui avait affirmé dès 1965 que le nombre de transistors par circuit de même taille allait doubler, à prix constant, tous les ans. Elle fut rectifiée par la suite en portant à dix-huit mois le rythme de doublement.

Aujourd’hui, cette tendance ralentit, les plus récentes puces sont gravées en 7nm (nanomètres). Certains fabricants tentent une gravure en 5nm, mais cette dernière taille semble être une limite physiquement infranchissable, à cause de ce qu’on appelle l’effet tunnel.

La raison de notre incompréhension de la mécanique quantique est en partie due à notre perception du monde dans lequel nous vivons. Ce n’est pas parce que l’on ne comprend pas certains évènements qu’ils n’existent pas. C’est une question de point de vue.

En résumé, les perspectives sont gigantesques, mais il y a encore énormément de travail avant que de réelles applications n’interviennent.

On se revoit dans un an ?

Nous avons passé 2 superbes journées, nous tenons à remercier l’équipe organisatrice de Paris Web ainsi que les oratrices et les orateurs. Les sujets variés nous ont permis de nous évader de notre quotidien et d’envisager avec un autre regard ce qu’est le web aujourd’hui et ce qu’il peut devenir dans les prochaines années.

Vous pouvez retrouver l’intégralité des conférences en vidéo sur le site de ParisWeb.

À l’année prochaine ! 👋

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