Paris Web 2013, l’accessibilité et l’internet des objets

Paris Web 2013, l'accessibilité et l'internet des objets

Nous étions cette année encore à Paris Web, dans le très beau cadre du Palais Brongniart.

Nous y avons retrouvé les ingrédients qui en font la réussite tous les ans : du sérieux, du fun, de délicieux toasts et plein de rencontres sympas.

Des gens, du fun, du bruit avec la bouche

En plus d’être intéressantes et enrichissantes, certaines conférences étaient vraiment drôle. C’est notamment le cas de la première, donnée le jeudi matin : « La folle journée, ou les fourberies d’un projet »1. À voir absolument, car en plus d’être drôle, le sketch de Julien Dubedout, Florian Boudot et Christophe Andrieu est plein de vérités sur les aléas d’un projet en agence Web.

Comme d’habitude nous profitons des pauses pour partager et débatre avec la communauté des conférences que nous venons de voir, ou pas.

L’apéro communautaire du jeudi soir a été l’occasion de se retrouver en plus petit comité et donc de pouvoir échanger un peu plus facilement autour d’un verre (de jus d’orange bien entendu). Vous vous en doutez, plus que le programme, c’est pour les rencontres que nous aimons venir à Paris Web.

Du sérieux

Nous retenons particulièrement la conférence de Avi Itzkovitch intitulée « Designing with Sensors: Creating Adaptive Experiences ». Le message est clair et a beaucoup fait réagir l’audience : l’avenir (déjà très présent) décrit par Avi peut faire peur ! Il y est question de big data, de capteurs, de programme capables d’anticiper nos besoins et nos actions. Mis en relation avec la conférence « La rencontre entre hacktivisme et sociétés civiles, un enjeu pour les libertés numériques » d’Amaëlle Guiton ; on a d’un côté un marché de l’intelligence embarquée qui explose et demande de plus en plus de données privées à ses utilisateurs, et de l’autre des gouvernements et des entreprises qui exploitent, censurent, abusent ou brident l’internet de leurs peuples et utilisateurs. Des vrais sujets de fond qui poussent à réfléchir et prendre du recul au sujet de ce que nous faisons de nos données.

Mais si vous n’avez pas froid aux yeux et voulez vous lancer dans le monde captivant des objets connectés, c’est à la conférence de Jean-Phillipe Encausse qu’il fallait assister. Son projet open source S.A.R.A.H propose d’être l’intermédiaire universel entre toutes sortes d’objets (TV, lampes, Nabaztag, …) et pilotable avec des mécanismes naturels : nos gestes, notre voix, notre visage. Une fois ces objets connectés, vous pouvez facilement établir des scénarios grâce à un moteur de règles puissant et d’une interface Web. Un projet avec une forte communauté, qui permettra de transformer votre « chez-vous » en une vraie maison intelligente.

Damien a quant à lui présenté un lightning talk sur « le code typographique français en 4 minutes » (prétendument sans respirer, mais Damien a triché). Quand vous savez qu’à la base c’est un pavé illisible de plusieurs centaines de page, quasiment jamais appliqué sur le Web, le challenge était de taille. Dans la veine de sa présentation à Sud Web sur le sujet, Damien a choisi de parler des majuscules en particulier.

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La team Paris Web
Photo par Morgane Hervé

Non, les conférences ne sont pas techniques, mais elles sont variées et permettent de prendre du recul. Certaines portent sur l’accessibilté : un sujet important que l’on a tendance à négliger, et surtout qui ne se limite pas aux aveugles comme il est courant de le penser. Il est à souligner que Paris Web excelle dans ce domaine, en allant jusqu’à traduire en live les conférences par des interprètes LSF et mettre en place la vélotypie dans le grand auditorium : un vrai exemple d’accessibilité (on se souviendra tous de la question posée en LSF à un speaker anglophone !).

On reviendra, des bisous.


  1. Visible sur la page du stream en attendant le montage final. 

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